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Guide CSE : tout comprendre au comité social et économique

Guide CSE : réunion du comité social et économique dans une PME

Vous dirigez une entreprise qui vient de passer le cap des 11 salariés ? Vous venez d’être élu au CSE et vous cherchez vos repères ? Ce guide CSE rassemble tout ce qu’il faut savoir sur le comité social et économique : quand il devient obligatoire, comment se déroulent les élections, qui le compose, quelles sont ses missions, ses budgets et ses obligations.

Surtout, chaque règle est présentée selon la taille de votre entreprise. En effet, un CSE de 15 salariés et un CSE de 150 salariés n’ont pas du tout les mêmes droits ni les mêmes moyens. Vous trouverez aussi des tableaux de synthèse, des modèles de documents prêts à l’emploi et des liens vers nos guides détaillés.

L’essentiel en 30 secondes
  • Dès 11 salariés pendant 12 mois consécutifs, le CSE est obligatoire. C’est à l’employeur d’organiser les élections.
  • De 11 à 49 salariés, le CSE représente les salariés et veille à la santé et à la sécurité, sans budget imposé par la loi.
  • Dès 50 salariés, il est consulté sur la marche de l’entreprise et dispose de deux budgets : fonctionnement et activités sociales et culturelles.
  • Les élus sont élus pour 4 ans, disposent d’heures de délégation et suivent une formation en santé et sécurité.

Qu’est-ce que le CSE, le comité social et économique ?

Le CSE, ou comité social et économique, est l’instance qui représente les salariés auprès de l’employeur. Il est né des ordonnances Macron de septembre 2017 et remplace depuis le 1er janvier 2020 les trois anciennes instances : les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le CHSCT.

Concrètement, le CSE porte la voix des salariés, veille à leur santé et à leur sécurité et, dans les entreprises d’au moins 50 salariés, participe aux grandes décisions économiques et gère les activités sociales et culturelles. Cependant, son rôle et ses moyens varient fortement selon l’effectif. Voici le cadre, résumé en un tableau :

Moins de 11 salariés11 à 49 salariés50 à 299 salariés300 salariés et plus
CSE obligatoireNonOuiOuiOui
Réclamations et santé-sécurité—OuiOuiOui
Consultations économiques—NonOuiOui
Budget de fonctionnement—Non0,20 % de la masse salariale0,20 % (0,22 % dès 2 000 salariés)
Activités sociales et culturelles—Pas de budget légalBudget fixé par accordBudget fixé par accord
Réunions ordinaires—1 par mois1 tous les 2 mois1 par mois
Règlement intérieur—FacultatifObligatoireObligatoire
Source : Code du travail et service-public.fr.

Pour un tour d’horizon de son rôle concret, consultez aussi notre article sur le rôle du CSE.

Le CSE a-t-il la personnalité juridique ?

Oui, mais seulement à partir de 50 salariés. Dans ce cas, le CSE dispose de la personnalité civile : il peut gérer son propre patrimoine, ouvrir un compte bancaire, signer des contrats ou agir en justice. En dessous de 50 salariés, il n’a pas de personnalité juridique propre ni de budget légal.

Que reste-t-il des anciennes instances ?

Le CSE a repris l’essentiel de leurs attributions. Les réclamations des délégués du personnel, les activités sociales et culturelles du comité d’entreprise et la prévention des risques du CHSCT relèvent désormais d’une seule instance. Ainsi, les élus traitent dans une même réunion les questions individuelles, la santé au travail et, dès 50 salariés, les sujets économiques.

Mise en place du CSE : quelles entreprises sont concernées ?

Le CSE est obligatoire dans toutes les entreprises d’au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs, quel que soit leur secteur. Sont concernées les entreprises privées, les établissements publics à caractère industriel et commercial, ainsi que les établissements publics administratifs qui emploient du personnel de droit privé.

C’est l’employeur qui doit prendre l’initiative des élections. De plus, si un salarié ou un syndicat le demande, il doit lancer la procédure dans le mois qui suit. Ne pas organiser les élections constitue un délit d’entrave, puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende.

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Bon à savoir : près de trois petites entreprises sur quatre n’ont toujours aucun élu. Le plus souvent, par méconnaissance de la règle ou par crainte de la procédure, alors qu’elle est plus simple qu’il n’y paraît.

→ Pour aller plus loin : CSE obligatoire dès 11 salariés : ce qui change pour votre entreprise

Les obligations de l’employeur envers le CSE

  • Organiser les élections dès que le seuil de 11 salariés est atteint, puis tous les 4 ans.
  • Réunir le CSE au rythme prévu par la loi et répondre à ses questions.
  • Payer les heures de délégation et la formation des élus comme du temps de travail.
  • Mettre à disposition un local et des panneaux d’affichage pour les communications des élus.
  • Verser les budgets du CSE dès 50 salariés.
  • Respecter la protection des élus : un élu ne peut pas être licencié sans l’autorisation de l’inspection du travail.

Les élections du CSE : le calendrier pas à pas

Les élections se déroulent tous les 4 ans, selon un calendrier précis. Voici les grandes étapes, valables pour toutes les entreprises :

Jour J
Vous informez le personnel de l’organisation des élections et de la date envisagée pour le premier tour.
Au moins 15 jours avant la négociation
Vous invitez les syndicats à négocier le protocole d’accord préélectoral. Entre 11 et 20 salariés, uniquement si un salarié se porte candidat dans les 30 jours.
Au plus tard 90 jours après l’information
Premier tour : seuls les syndicats présentent des listes. Le vote est valable si la moitié des inscrits a voté.
Dans les 15 jours suivants
Second tour, ouvert à tous les salariés éligibles, sans quorum. C’est le scénario le plus fréquent dans les petites entreprises.
Dans les 15 jours après le vote
Vous transmettez le procès-verbal au prestataire du ministère du Travail. Sans candidat, vous établissez un procès-verbal de carence.

Qui peut voter et qui peut se présenter ?

  • Pour voter : avoir au moins 16 ans et 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise.
  • Pour être candidat : avoir au moins 18 ans et 1 an d’ancienneté, et ne pas être un proche parent de l’employeur.
  • Les modalités : le vote électronique est autorisé, mais le vote par procuration est interdit.

Le protocole d’accord préélectoral

Le protocole fixe les règles du scrutin : date et horaires du vote, lieu, modalités du vote, répartition des sièges entre les collèges et listes électorales. Il est négocié avec les syndicats. En pratique, dans beaucoup de petites entreprises, aucun syndicat ne se présente : l’employeur fixe alors ces règles lui-même, dans le respect du Code du travail.

Et si personne ne se présente ?

C’est fréquent dans les petites structures. Si aucun salarié n’est candidat, l’employeur établit un procès-verbal de carence. Il l’affiche, l’envoie à l’inspection du travail et au prestataire du ministère dans les 15 jours. Ce document prouve que l’obligation a été remplie. Néanmoins, la carence n’est pas définitive : un salarié ou un syndicat peut demander de nouvelles élections à tout moment.

Contester les élections

Les listes électorales peuvent être contestées dans les 3 jours qui suivent leur publication. Les résultats du scrutin, eux, peuvent être contestés dans les 15 jours, devant le tribunal judiciaire.

→ Pour aller plus loin : Élections CSE de 11 à 49 salariés : le calendrier détaillé, avec un exemple

Composition du CSE : combien d’élus et quels rôles ?

Le CSE réunit l’employeur, qui le préside, et une délégation du personnel composée de titulaires et d’autant de suppléants. Leur nombre et leurs heures de délégation dépendent de l’effectif :

EffectifÉlus titulairesHeures de délégation par titulaire
11 à 24 salariés110 h par mois
25 à 49 salariés210 h par mois
50 à 74 salariés418 h par mois
75 à 99 salariés519 h par mois
100 à 199 salariés6 à 921 h par mois
200 à 299 salariés10 à 1122 h par mois
Source : article R2314-1 du Code du travail. Chaque titulaire a un suppléant.

Le président, le secrétaire et le trésorier

Le président est l’employeur ou son représentant. Il convoque les réunions, fixe l’ordre du jour avec le secrétaire et répond aux questions des élus. Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, les élus désignent aussi un secrétaire, qui rédige les procès-verbaux, et un trésorier, qui tient les comptes du comité.

Pour chacun de ces rôles, nous avons préparé un guide détaillé : les missions du président, les missions du secrétaire et les missions du trésorier.

Les suppléants et le référent harcèlement

Les suppléants remplacent les titulaires absents. En principe, ils n’assistent aux réunions qu’en cas d’absence d’un titulaire, mais ils peuvent recevoir des heures de délégation lorsque les titulaires leur en cèdent. Par ailleurs, quelle que soit la taille de l’entreprise, le CSE désigne parmi ses membres un référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes.

La protection des élus

Les élus du CSE, titulaires comme suppléants, bénéficient d’une protection contre le licenciement. Pendant leur mandat et pendant les 6 mois qui suivent, leur licenciement nécessite l’autorisation de l’inspection du travail. Les candidats aux élections sont également protégés pendant 6 mois. Cette protection garantit leur indépendance vis-à-vis de l’employeur.

La durée du mandat

Les élus sont élus pour 4 ans. Toutefois, un accord collectif peut fixer une durée comprise entre 2 et 4 ans. Par ailleurs, depuis la loi du 24 octobre 2025, la limite de trois mandats successifs a été supprimée : un élu peut désormais se représenter autant de fois qu’il le souhaite.

Les missions du CSE selon la taille de l’entreprise

Dans les entreprises de 11 à 49 salariés

Le CSE présente à l’employeur les réclamations individuelles et collectives des salariés, notamment sur les salaires, l’application du Code du travail et des conventions collectives. En outre, il contribue à la santé, à la sécurité et à l’amélioration des conditions de travail, et peut réaliser des enquêtes en cas d’accident du travail.

→ Pour aller plus loin : Quel est le rôle du CSE dans une TPE ?

Dans les entreprises de 50 salariés et plus

Le CSE assure en plus l’expression collective des salariés. Il est informé et consulté sur la marche de l’entreprise, avec trois grandes consultations récurrentes : les orientations stratégiques, la situation économique et financière, et la politique sociale. Il est aussi consulté sur les projets importants, comme une réorganisation ou des licenciements économiques.

  • La base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE) rassemble les informations nécessaires à ces consultations.
  • L’environnement : depuis la loi Climat et résilience de 2021, le CSE est informé des conséquences environnementales des décisions de l’entreprise.
  • Les activités sociales et culturelles sont gérées en priorité par le CSE : sorties, vacances, billetterie, cadeaux de fin d’année.
  • Les commissions : une commission santé, sécurité et conditions de travail est obligatoire dès 300 salariés.

→ Pour aller plus loin : Le rôle du CSE en cas de licenciement

Les consultations ponctuelles et le recours à un expert

En plus des consultations récurrentes, le CSE est consulté avant toute décision importante : modification de l’organisation du travail, introduction de nouvelles technologies, déménagement, restructuration ou projet de licenciement économique. Pour éclairer son avis, il peut faire appel à un expert, par exemple un expert-comptable ou un expert en santé au travail. Selon le cas, l’expertise est financée par l’employeur, par le CSE ou par les deux.

Les droits d’alerte du CSE

Enfin, le CSE dispose de droits d’alerte. Dans toutes les entreprises, il peut alerter l’employeur en cas d’atteinte aux droits des personnes ou de danger grave et imminent. Dès 50 salariés, s’y ajoutent l’alerte économique et l’alerte sociale, par exemple en cas de recours abusif aux contrats courts.

→ Pour aller plus loin : Le droit d’alerte du CSE expliqué simplement

Élue du CSE présentant le calendrier annuel du comité à ses collègues
Réunions, consultations, formations : une année de CSE se prépare.

Le fonctionnement du CSE au quotidien

Les réunions

Le CSE se réunit au moins une fois par mois entre 11 et 49 salariés, au moins une fois tous les deux mois entre 50 et 299 salariés, et au moins une fois par mois dès 300 salariés. De plus, dès 50 salariés, au moins quatre réunions par an portent sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.

Chaque réunion fait l’objet d’un ordre du jour et d’un procès-verbal. Pour bien démarrer, lisez nos conseils pour réussir la première réunion du CSE et notre méthode pour rédiger un procès-verbal de réunion.

L’ordre du jour et les questions des élus

Dès 50 salariés, l’ordre du jour est établi conjointement par le président et le secrétaire, puis communiqué aux membres au moins 3 jours avant la réunion. Entre 11 et 49 salariés, les élus remettent à l’employeur une note écrite exposant leurs demandes au moins 2 jours ouvrables avant la réunion. L’employeur y répond par écrit, au plus tard dans les 6 jours ouvrables qui suivent.

Le règlement intérieur

Le règlement intérieur fixe les règles de fonctionnement du comité : convocations, votes, rôle du bureau, gestion des budgets. Il est obligatoire dès 50 salariés et recommandé en dessous, car il évite bien des malentendus.

  • la composition du bureau et le rôle de chacun ;
  • les modalités de convocation, de vote et de rédaction des procès-verbaux ;
  • le fonctionnement des commissions, le cas échéant ;
  • les règles de gestion des budgets et d’attribution des activités sociales et culturelles ;
  • la communication avec les salariés.

→ Pour aller plus loin : Règlement intérieur du CSE : contenu et modèle

Les heures de délégation

Les heures de délégation sont du temps de travail payé, consacré au mandat. Elles sont présumées utilisées conformément à leur objet : l’employeur ne peut pas exiger de justificatif préalable. Les titulaires peuvent les répartir avec leurs suppléants ou les reporter d’un mois sur l’autre, dans la limite de 12 mois, sans qu’un élu dépasse une fois et demie son crédit mensuel.

→ Pour aller plus loin : Heures de délégation du CSE : comment ça marche ?

Les budgets et la comptabilité du CSE

Entre 11 et 49 salariés, la loi n’impose aucun budget au CSE. L’employeur reste néanmoins libre de financer des avantages pour ses salariés. Dès 50 salariés, deux budgets distincts deviennent obligatoires :

0,20 %
de la masse salariale brute pour le budget de fonctionnement (0,22 % dès 2 000 salariés)
Accord
pour le budget des activités sociales et culturelles, qui ne peut pas baisser sans accord

Le CSE peut transférer une partie de l’excédent annuel d’un budget à l’autre, dans la limite de 10 %. Pour les montants, les calculs et des exemples chiffrés, consultez notre guide du budget CSE : combien prévoir selon la taille de votre entreprise et notre article sur le budget des activités sociales et culturelles.

Que financer avec chaque budget ?

Le budget de fonctionnement sert aux missions des élus : formation économique, expertises, matériel, abonnements, frais de déplacement, tenue des comptes. À l’inverse, le budget des activités sociales et culturelles finance ce que les salariés voient concrètement : sorties, voyages, billetterie, chèques vacances, cadeaux de fin d’année, aides pour les enfants. Les deux enveloppes ne se mélangent pas, en dehors du transfert limité à 10 % de l’excédent.

Exemple · 80 salariés Budget de fonctionnement
Masse salariale brute annuelle2 800 000 €
Taux légal0,20 %
Budget de fonctionnement2 800 000 × 0,20 %
5 600 € / an

Les obligations comptables

Les obligations comptables dépendent des ressources du comité :

Taille du CSECritèresComptabilité
Petit CSERessources annuelles jusqu’à 153 000 €Livre des recettes et des dépenses
CSE intermédiaireRessources supérieures à 153 000 €Comptabilité simplifiée
Grand CSE2 des 3 critères dépassés : 50 salariés, 3,1 M€ de ressources, 1,55 M€ de bilanComptabilité complète et commissaire aux comptes
Le trésorier présente chaque année un rapport d’activité et de gestion financière.

Pour tout le détail, lisez notre guide des obligations comptables du CSE et notre article sur le rapport annuel du CSE.

Les formations des élus du CSE

FormationPour quiDuréeQui paie ?
Santé, sécurité et conditions de travailTous les élus, titulaires et suppléants5 jours au premier mandat, puis 3 jours au renouvellement (5 jours pour les membres de la commission santé dès 300 salariés)L’employeur, avec un relais possible de l’OPCO
Formation économiqueTitulaires, dès 50 salariés5 joursLe budget de fonctionnement du CSE

Le temps passé en formation est rémunéré comme du temps de travail et ne s’impute pas sur les heures de délégation. Ainsi, mieux vaut former les élus dès le début du mandat : c’est à ce moment qu’ils en ont le plus besoin.

→ Pour aller plus loin : Formation CSE obligatoire : ce que votre élu doit suivre

Les autres formations possibles

Au-delà de ces formations obligatoires, chaque salarié, élu ou non, peut bénéficier d’un congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale, dans la limite de 12 jours par an. Les élus peuvent aussi suivre des formations sur la gestion des activités sociales et culturelles, la comptabilité du CSE ou la prise de parole en réunion.

Le calendrier annuel d’un CSE

Pour ne rien oublier, voici les grands rendez-vous d’une année type. Ainsi, le dirigeant comme les élus peuvent anticiper les échéances au lieu de les subir :

Janvier – mars
Le CSE présente son programme d’activités de l’année aux salariés. Dès 50 salariés, l’employeur verse les budgets et le trésorier prépare l’arrêté des comptes de l’année écoulée.
Avril – juin
Approbation des comptes et présentation du rapport annuel d’activité et de gestion financière. C’est aussi la période des chèques vacances et des activités d’été.
Septembre – octobre
Rentrée scolaire, consultations récurrentes dès 50 salariés et préparation des temps forts de fin d’année. Un bon moment pour faire le point sur la formation des élus.
Novembre – décembre
Noël des salariés et de leurs enfants, bilan de l’année et préparation du budget suivant avec les élus.

Sept bonnes pratiques pour un CSE efficace

  1. Former les élus dès le début du mandat, pour qu’ils prennent rapidement leurs marques.
  2. Adopter un règlement intérieur, même quand il n’est pas obligatoire.
  3. Tenir un calendrier des réunions sur l’année et le partager avec les salariés.
  4. Soigner les procès-verbaux : ils sont la mémoire du comité et une protection en cas de litige.
  5. Communiquer régulièrement sur les actions du CSE, par affichage ou sur un espace en ligne.
  6. Séparer strictement les deux budgets dès 50 salariés, et documenter chaque dépense.
  7. Proposer des avantages utiles et visibles, adaptés aux attentes réelles des équipes.

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Faire vivre le CSE dans une TPE ou une PME

Un CSE n’est pas qu’une obligation légale. Bien accompagné, il devient un vrai levier de dialogue et de fidélisation. Pourtant, dans une petite entreprise sans budget légal, il se limite souvent aux réunions mensuelles.

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Questions fréquentes sur le CSE

Le CSE est-il obligatoire dans une entreprise de moins de 50 salariés ?

Oui, dès 11 salariés pendant 12 mois consécutifs. Entre 11 et 49 salariés, il a des missions plus limitées et aucun budget imposé par la loi, mais il doit être mis en place.

Que se passe-t-il si aucun salarié ne se présente aux élections ?

L’employeur établit un procès-verbal de carence, l’affiche dans l’entreprise et l’envoie à l’inspection du travail. Il prouve que l’obligation a été remplie. De nouvelles élections peuvent être demandées à tout moment par un salarié ou un syndicat.

Combien de temps dure le mandat d’un élu du CSE ?

Quatre ans en principe, ou entre 2 et 4 ans par accord collectif. Depuis la loi du 24 octobre 2025, il n’y a plus de limite au nombre de mandats successifs.

Le dirigeant fait-il partie du CSE ?

Oui, il le préside, mais il ne vote pas aux élections et ne peut pas être candidat. Il participe aux réunions et répond aux questions des élus.

Les heures de délégation sont-elles payées ?

Oui, elles sont rémunérées comme du temps de travail. L’employeur ne peut pas exiger de justificatif préalable, mais il peut contester leur usage devant le juge.

Le CSE d’une petite entreprise peut-il proposer des avantages aux salariés ?

Oui. Même sans budget légal, l’employeur peut financer des avantages, par exemple des cartes cadeaux pour Noël ou des subventions loisirs, et s’appuyer sur un CSE externalisé pour les gérer.

En résumé : l’essentiel sur le CSE

Le CSE est obligatoire dès 11 salariés pendant 12 mois consécutifs. Entre 11 et 49 salariés, il porte les réclamations des salariés et veille à leur santé et à leur sécurité. À partir de 50 salariés, il est consulté sur la marche de l’entreprise, dispose de deux budgets et gère les activités sociales et culturelles.

Dans tous les cas, un CSE bien préparé et bien accompagné devient un atout pour votre équipe. Vous souhaitez être accompagné ? Contactez l’agence Tempeos la plus proche de chez vous.

Pour vérifier un point de droit, la fiche officielle de Service public sur la mise en place du CSE reste la référence.